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Photo de montagnes en Islande avec une cascade
Photo d'un glacier sous la pluie en Islande
Photo de randonneurs en Islande
Photo d'un glacier d'islande sous la neige
Photo d'un randonneur sous un ciel de tempête en islande pendant un trek
Photo d'un trek en islande avec les montagnes au loin
Photo de tentes en Islande sous la tempête près d'un lac
Photo d'un glacier sous la pluie en Islande
Photo d'un paysage sous la pluie et la neige en Islande
Photo d'un paysage sauvage d'Islande
Portrait d'un randonneur dans un refuge en Islande
Campement en Islande près d'un lac avec des sacs de randonnée
Photo d'empreinte dans la terre en islande dans la brume
Photo d'un randonneur sur la neige et dans la brume en Islande
Portrrait de randonneurs dans leur tente en Islande la nuit
Photo de cascades en Islande
Photo de montagne sous la brume prise depuis un avion en Islande
Photo d'une piste en Islande sous un ciel de tempête
Photo en contre jour d'un lac en islande

SAMAN

A dire vrai, c’est maintenant que tout commence, quand le fardeau devient le challenge, la barre au-dessus de laquelle il faut sauter. La veille, nous avions trempé notre pied gauche dans la mer, acte symbolique que nous pensions relayer par son homologue droit à la fin de la traversée du pays. Notre marche avait officiellement débuté à Akureiry sur le bitume. Nous ne savions évidemment pas qu’il nous faudrait avorter le périple quelques jours plus tard.

La roche, brutale et scintillante n’a apparemment pas appris à nuancer ses propos, tout comme le vent nous murmurait un langage rugueux. Je comprends le côté brut de l’art scandinave, nourri depuis toujours à la pierre et au froid mordant. La vallée est large, silencieuse de trace humaine à part cette piste timide que nous suivons, et monte progressivement vers les Highlands et le plateau islandais.
Le sac est lourd, 25kg, et ne ménage ni les épaules, ni les kilomètres. Je suis heureux d’être là, de partager par choix et d’en chier par nécessité. Plus que jamais, ce sont les chamailleries des éléments qui nous donnent du fil à retordre ; l’Islande n’a pas connu de telles conditions depuis 40 ans et les moments de répits s’enchaînent dans une suite informe d’apaisements abruptes.
L’Islande est une feuille torturée qui attend que le vent et la pierre veuillent bien lui dessiner le portrait. Pendant ce temps là, elle est en colère.

© Yohan Terraza